Renouer avec le sauvage pour une sexualité épanouie

Publié le 26 Juin 2014

J'ai eu le plaisir d'être interviewée par Catherine Maillard journaliste pour doctissimo -

Voici un extrait de cet article ainsi que le lien pour le découvrir dans son intégralité.

Accessoires, conseils en tout genre nous invite à booster votre libido… mais n'aurions pas oublié une part essentielle de notre sexualité en chemin : notre animalité ? Lui donner à nouveau la part belle pourrait avoir des effets très positifs sur notre sexualité. Etat des lieux avec Catherine Oberlé, sexothérapeute spécialisé en Gestalt, sur nos ébats "sauvages".

Animalité, instincts et sexualité

"L'animalité est en lien avec notre nature instinctuelle, avec l'énergie de vie brute, celle du désir charnel" explique Catherine Oberlé, sexothérapeute spécialisée en Gestalt. Cette dimension, mal connue peut résider à la fois dans la douceur de la fleur qui s'ouvre, et l'agressivité de mâchoires prêtes à mordre. Si les expressions qui y sont reliées parsèment notre vocabulaire sexuel, elles n'en sont pas moins teintées de vulgarité et souvent perçues comme négatives.

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Les freins féminins à une sexualité plus sauvage

Si cette dimension a reculé dans les contrées plus lointaines de notre psyché, il y a plusieurs raisons. Face à l'animalité des hommes, les femmes ont coutume de faire un pas en arrière. Résultat, ces derniers hésitent à se lancer. Sous la couette avec leur légitime, les loups hurlant à la lune ne sont plus légion. Prises dans le feu de représentations, les femmes se censurent elles-mêmes : "Si je me comporte comme une bête, que va-t-il penser ?", "Et si j'aimais ça !"… L'étiquette de "grosse cochonne" continue à rôder…

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Céder à sa nature sauvage et à un désir animal équivaut à lâcher le contrôle, et entraîne de nombreuses peurs. A l'inverse garder le contrôle est plus sécurisant… Si les femmes réclament à corps et à cris le droit au plaisir, force est de constater qu'elles y vont à reculons… Catherine Oberlé est formelle : "Bien qu'on s'en défende à une époque de libération sexuelle, nous en sommes encore là !".

Sexe sauvage : des vertus sur notre libido

Pourtant, ce désir instinctif s'exprime à leur insu. "C'est à travers leurs fantasmes qu'il refait surface" rappelle notre expert. C'est là qu'elles contactent le désir d'être prises "sauvagement". Rien d'étonnant à cela puisque notre animalité nous ramène à nos origines...

Nous y voilà ! Une des vertus d'un retour à l'animalité est bel et bien de redonner les rênes au corps et par là même au plaisir. Et au rire, également. Vous l'avez sans doute remarqué, la sexualité est souvent empreinte de sérieux. La pression autour des attentes est trop importante. Trop codifiée, elle nous coupe de notre vitalité. Avez-vous déjà vu des singes se prendre au sérieux ? En renouant avec le sauvage, la légèreté et le rire sont de nouveau au rendez-vous. Là, chacun peut sortir de rôles, dans lesquels nous sommes le plus souvent enfermés et ouvrir d'autres champs du possible…

Réveiller la bête de sexe qui sommeille en vous !

Par un retour au corps essentiellement, en explorant nos cinq sens. "Se renifler, se mordiller, se lécher sont autant de portes qui s'ouvrent sur notre sensorialité" suggère Catherine Oberlé. Par ailleurs, un retour aux sens permet de déconnecter du mental, devenu trop présent dans nos sociétés. "Tout ce qui nous ramène au cerveau reptilien est le bienvenu" ajoute notre expert. Faire l'amour en pleine nature peut également contribuer à ce retour au sauvage. La présence d'un environnement vivant nous invite à nous montrer plus instinctifs. D'autant plus que la notion de puissance qui peut se dégager d'un arbre au printemps ou d'un océan agité, nous renvoie à la nôtre, comme autant d'incitations à exprimer la véritable nature de notre sexualité, plus instinctuelle.

La véritable libération sexuelle passe sans doute par l'acception des formes diverses de la sexualité. Ainsi, redonner la place à la femelle ou au mâle dans un désir de rut peut contribuer à l'exploration de cet aspect plus archaïque, et primitif qui fait partie de notre nature. Alors, oui, sortons nos griffes et poussons des grognements… et laissons libre cours à notre animalité ! L'homme n'est-il pas un animal comme les autres ?

Catherine Maillard

Créé le 12 mai 2014

Lien :

http://www.doctissimo.fr/html/sexualite/desir/articles/16327-sexe-sauvage.htm#

Rédigé par Catherine Oberlé - Tous droits réservés

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